28 août 2010
Belgique Soutien aux Français pour leur acte de paix !
Eux aussi ils boycottent !
A deux semaines du procès des militants du collectif Boycott 68 à Mulhouse et trois semaines de l'appel de Sakina Arnaud à Bordeaux, les militants belges manifestent leur soutien aux prévenus et leur solidarité à la Palestine occupée.
En vidéo :
sur le Blog d'Annie Bannie
19 août 2010
Halte aux procès politiques contre les défenseurs du droit !
en soutien aux cinq militants du collectif Boycott 68 poursuivis.
14 août 2010
Communiqué de soutien des organisations aux militants mulhousiens
Soutien aux militants du Collectif Boycott 68 convoqués au tribunal correctionnel de Mulhouse le 13 septembre
Cinq militants du Collectif Boycott 68 sont assignés en correctionnelle pour une action d’information des consommateurs du magasin Carrefour de Mulhouse le 26 septembre 2009 les appelant au boycott des produits exportés par Israël.
L’action qu’ils mènent en vue de faire respecter le Droit International est inscrite dans la campagne internationale « Boycott / Désinvestissement / Sanctions » initiée à la demande de la société civile palestinienne afin de faire cesser l’impunité dont jouit l’Etat d’Israël qui viole systématiquement le Droit International (Résolution du conseil de sécurité de l’ONU), le Droit Humanitaire (Conventions de Genève interdisant la colonisation, la spoliation et le déplacement de populations en territoire occupé, siège et bombardements de la bande de Gaza) et les Droits de l’Homme (pratique de discrimination selon l’origine des citoyens, emprisonnements massifs de résistants).
Il est particulièrement choquant de voir mis en accusation, des militants pacifistes, non violents, luttant contre toute discrimination à l’égard d’un peuple quel qu’il soit et défendant le principe du Droit et de la Justice pour le peuple palestinien.
Nous constatons qu’à l’occasion de cette action de sensibilisation il n’y a eu aucune violence, dégradation ou pression sur les personnes. Nous constatons également à cette occasion que les autorités israéliennes violent, au vu et au su des autorités françaises, le Droit Commercial de l’Union Européenne en pratiquant une fraude systématique quant à l’origine des produits, ceux issus des colonies en territoire palestinien occupé étant abusivement estampillés « made in Israël ».
Les organisations soussignées dénoncent avec la plus extrême gravité les pressions exercées par le pouvoir exécutif sur la Justice en vue de poursuivre systématiquement à Mulhouse comme à Bordeaux ou ailleurs des militants défenseurs du Droit, participant à cette campagne.
Nous exigeons que les cinq militants soient relaxés. Il en va de la possibilité de défendre en France les Droits du peuple palestinien comme de la défense de la liberté d’opinion et d’expression dans notre pays.
Liste complète des signataires mise à jour chaque jour
11 août 2010
Les DNA : Le collectif Boycott 68 réagit
Dernières Nouvelles d'Alsace : Convocation de cinq militants devant le tribunal correctionnel de Mulhouse
Article DNA Le collectif Boycott 68 réagit
10 août 2010
L'ALSACE : Boycott Cinq militants poursuivis à Mulhouse
Après avoir appelé au boycott des produits israéliens à l’hypermarché Carrefour d’Illzach, cinq militants de la cause palestinienne sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse.
Ce sont eux qui l’annoncent, dans un communiqué diffusé hier : cinq membres du collectif Boycott 68 devront répondre, le 13 septembre prochain au tribunal correctionnel de Mulhouse, de provocation « à la discrimination, à la haine ou à la violence ». Il leur est reproché d’avoir participé, le 26 septembre 2009, à une action appelant au boycott des produits importés d’Israël dans les rayons de l’hypermarché Carrefour d’Illzach revêtus de T-shirts portant l’inscription « Palestine vivra, Boycott Israël » ( L’Alsace du 27 septembre 2009).
L’accusation est choquante […] Notre action vise à faire appliquer le droit
Les poursuites engagées font suite à une plainte du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), une émanation de différents conseils des communautés juives, qui sera partie civile au procès. Carrefour a-t-il aussi déposé plainte et sera-t-il partie civile ? Contacté par L’Alsace, le service juridique de Carrefour France — vers qui le magasin d’Illzach avait fait remonter les faits — n’était pas en mesure, hier, de l’indiquer, en raison de congés en son sein.
Les cinq militants convoqués au tribunal correctionnel de Mulhouse sont membres de différents mouvements politiques ou associatifs : Les Verts 68, le Parti communiste 68, Justice pour la Palestine Alsace, l’association Reda (Dynamique présence musulmane) et l’association France Palestine solidarité 68. Dans le texte diffusé hier, ils s’indignent contre leur mise en cause : « Ce procès est politique […] L’accusation est choquante parce qu’elle veut étouffer notre liberté d’expression. Elle est choquante parce qu’elle cherche à pénaliser une action légitime et à faire taire les militants de la cause palestinienne », estiment-ils.
« Notre action a été menée dans le cadre de la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), une initiative non-violente lancée par 171 organisations palestinienne et soutenue par des organisations israéliennes […] Elle vise à faire appliquer le droit international, le droit humanitaire et les droits de l’Homme en Palestine […] Cette campagne se veut une sanction de la politique israélienne pour faire cesser la colonisation des territoires palestiniens, lever le blocus de Gaza et défendre les droits d’un peuple qui vit sous l’occupation. Le boycott a été utilisé efficacement par Gandhi pour la décolonisation de l’Inde, par Martin Luther King contre la ségrégation envers les noirs américains et pour dénoncer l’apartheid qui sévissait en Afrique du Sud […] S’indigner devant le non-respect du droit est une liberté et à nos yeux un devoir », écrivent encore les cinq militants.
Le BNVCA estime de son côté que l’appel au boycott des produits israéliens lancé par les militants de la campagne BDS participe au développement de l’antisémitisme en France.
Ils importent un conflit. Ils échauffent les esprits
« Ils importent un conflit. Ils échauffent les esprits. S’ils pensent faire gagner la cause palestinienne par ce biais, ils se trompent », dit Sylvain Zenouda, vice-président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, joint hier par L’Alsace. Il fustige « d’autant plus » cet appel au boycott « que certains produits israéliens sont fabriqués avec le concours de Palestiniens », relève-t-il, voyant par ailleurs dans les actions menées en grandes surfaces « une atteinte à la liberté de circuler » des consommateurs. Et quand on évoque « l’atteinte à la liberté d’expression » mise en avant par les militants haut-rhinois poursuivis en justice, M. Zenouda répond : « Il y a des moyens démocratiques pour s’exprimer ».
Les poursuites engagées au tribunal correctionnel de Mulhouse ne sont pas les premières du genre en France. Le 10 février dernier, le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné à 1 000 € d’amende, pour incitation à la haine raciale, une militante de la Ligue des droits de l’Homme qui avait apposé un autocollant « Boycott apartheid Israël » sur des jus de fruit provenant d’Israël dans une grande surface de Mérignac.
09 août 2010
Déclaration des cinq militants du collectif Boycott 68 poursuivis
DECLARATION : PROCES CONTRE CINQ MILITANTS DU COLLECTIF BOYCOTT 68
Nous sommes cinq militants convoqués le 13 septembre devant le tribunal correctionnel de Mulhouse, accusés de provocation « à la discrimination, à la haine ou à la violence ». Il nous est reproché d’avoir, par tract, le 26 septembre 2009 à l’hypermarché Carrefour d’Illzach, appelé au boycott des produits importés d’Israël et d’avoir porté des tee-shirts comportant l’inscription « Palestine vivra, Boycott Israël ».
Notre action a été menée dans le cadre de la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), une initiative non-violente lancée par 171 organisations palestiniennes et soutenue par des organisations israéliennes. Elle se développe en France comme dans le monde entier. Elle vise à faire appliquer le droit international, le droit humanitaire et les droits de l’homme en Palestine, ce que ni les Institutions internationales ni les Etats ne font. Soutenant le boycott, Stéphane Hessel écrivait le 15 juin : « L'absence d'action significative de la part des gouvernements pour rendre Israël responsable devant le droit international laisse ouverte une voie pour les citoyens de conscience : celle de prendre eux-mêmes cette responsabilité... ».
Cette campagne se veut une sanction de la politique israélienne pour faire cesser la colonisation des territoires palestiniens, lever le blocus de Gaza et défendre les droits d’un peuple qui vit sous l’occupation.
Le boycott a été util isé efficacement par Gandhi pour la décolonisation de l’Inde, Martin Luther King contre la ségrégation envers les Noirs-américains et pour dénoncer l’apartheid qui sévissait en Afrique du Sud.
Par nos actions non-violentes nous voulons exprimer notre indignation face à l’oppression et l’occupation vécue par le peuple palestinien depuis plus de 60 ans. S’indigner devant le non-respect du droit est une liberté et à nos yeux un devoir.
Ce procès est politique. Il a été commandé par le gouvernement. L’accusation est choquante parce qu’elle veut étouffer notre liberté d’expression. Elle est choquante parce qu’elle cherche à pénaliser une action légitime et à faire taire les militants de la cause palestinienne.
Notre collectif Boycott 68 demande à tous les citoyens de participer à la campagne BDS et de signer la lettre-pétition « Moi aussi, je boycotte ! ».
Contact : tél : 06 23 63 65 23 ou 06 43 38 84 74
@ mail : collectif_boycott68@yahoo.fr
08 août 2010
Lettre-pétition "Moi aussi je boycotte !"
Moi aussi, je boycotte !
Déclaration au Président du Tribunal correctionnel de Mulhouse
Lettre-Pétition " Moi aussi je boycotte ! " Elle sera remise au Président du tribunal le jour du procès.
Monsieur le Président,
Je soussigné(e) ... demeurant (rue,code postal, ville) ... m'adresse à vous, pour vous informer que je participe au boycott des produits de l'occupant israélien des territoires palestiniens, et refuse ainsi de me rendre complice des crimes commis par l'Etat d'Israël contre un peuple sans défense, et en violation totale du Droit International dont le droit humanitaire.
Je l’avoue, je participe au boycott des produits de ce pays aujourd’hui guerrier, conquérant et oppresseur. Je l’avoue, c’est de toute ma voix et de tout mon cœur que je participe à cet acte de résistance, qui est un acte pacifique et raisonné.
J’élève ainsi ma voix contre l’indignité des crimes commis, et contre la colonisation par l’Etat d’Israël de la Palestine.
Face à l’inertie des autorités françaises et européennes, qui se refusent à prendre des sanctions à l'encontre d'un Etat qui commet des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, j'estime qu'il est de mon devoir moral de porter assistance à un peuple en danger. Face à une colonisation qui se poursuit depuis des décennies, en violation de nombreuses résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies, face à la construction d'un mur jugé illégal par la Cour de Justice Internationale de la Haye, à l'emprisonnement et à l'assassinat de milliers de femmes d'hommes et d'enfants, je réponds à l'appel lancé par la société civile palestinienne, en participant à la campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanction (BDS) visant l'occupant israélien et les entreprises qui s’y associent.
Comme pour l'Afrique du Sud du régime d'apartheid, le boycott, dans le cadre de cette campagne, me semble le seul moyen pacifique de faire respecter les droits de l'homme et le droit international, sans lesquels nous sommes menacés par la loi du plus fort, c'est à dire la barbarie. C’est dans cet esprit que je participe à cette campagne et que j’appelle mes concitoyens à y participer.
Je cesserai de boycotter l'Etat d'Israël et ses produits quand il cessera de boycotter le peuple palestinien, de l'emmurer, de le priver de ses droits fondamentaux, de nourriture, de travail, de libre circulation, et de son droit à l'auto-détermination.
J’apprends que cinq militants du Collectif Boycott 68 sont convoqués devant le Tribunal correctionnel de Mulhouse. Je constate qu'aucun acte de violence, de dégradation ou de pression sur les personnes relatif à l’action du 26 septembre 2009, n'a été signalé.
Pour faire valoir ce que de droit lors de l’audience du tribunal correctionnel le 13 septembre 2010 concernant l’assignation des cinq militants du Collectif Boycott 68.
Dater, signer et envoyer à Trichine 33 bd de l'Europe 68100 Mulhouse
ou par mail (indiquer l'adresse internet en bas de la lettre et envoyer à COLLECTIF_BOYCOTT68@yahoo.fr )
